Le vert, théorie et utilisation

On peut dire que le vert est la couleur qui symbolise tous les éléments naturels et biologiques, et qu’il porte une connotation généralement positive. Fortement lié aux questions environnementales, c’est une couleur qui exprime la régénération et des concepts similaires d’espoir, de vie, de croissance…

Parce que c’est la couleur la plus « organique », le vert est souvent considéré comme étant relaxant et rassurant pour celui qui le perçoit. Mais il a aussi d’autres connotations plus ou moins positives dans la culture traditionnelle; il peut être associé à la maladie, à la chance (ou à la malchance, et donc aux notions de hasard et de destin), ainsi qu’à des créatures sinon monstrueuses (dragon), du moins inquiétantes (reptiles…).

Quelques faits théoriques

Le vert est une couleur secondaire, ce qui signifie qu’il est obtenu en mélangeant les pigments de deux couleurs primaires, le bleu (ou cyan) et le jaune. Le vert est toutefois l’une des trois couleurs du système RVB (Rouge, Vert, Bleu), qui est lui fondé sur l’addition des lumières.

Sa température est froide. Plus on y ajoute du bleu, plus elle refroidit. A l’inverse, plus on y ajoute du jaune, plus le vert reflète une idée de chaleur et d’énergie.

L’ajout de jaune (à gauche) réchauffe la teinte de vert, tandis que l’ajout de bleu (à droite) la refroidit.

Étant un mélange de pigments jaunes et bleus, le vert a pour couleur complémentaire la troisième couleur primaire, c’est-à-dire le rouge (ou magenta). Cela signifie que le rouge est la couleur qui exprime le contraste le plus vif par rapport au vert. En mélangeant des pigments rouges et verts, on obtient une couleur marron. Mais le mélange de lumières rouges et vertes produit du jaune.

Comment utiliser le vert

A l’évidence, le vert est la couleur idéale et traditionnelle lorsqu’il s’agit de communiquer sur des sujets liés à l’environnement et à la nature. Ceci est particulièrement vrai si on l’associe au brun, qui symbolise la terre (et par extension les arbres, les plantes…). En mélangeant du marron avec du vert, on obtient des teintes de vert olive qui ont une forte connotation terrestre, matérielle, rassurante, mais qui peuvent également apparaître comme étant conservatrices, vieillottes et dépourvues de dynamisme.

Comme expliqué plus haut, plus le vert est chargé de jaune, plus il transmet une sensation d’énergie et de chaleur. Mais attention à la juxtaposition des deux couleurs; le vert comme le jaune peuvent être associés à la maladie, et il vaut mieux privilégier des teintes vives et lumineuses pour conserver l’idée d’énergie. Il faut également se garder d’appliquer des filtres aux teintes jaunes et vertes sur des images où figurent des personnes pour cette même raison. Si l’on souhaite absolument associer le vert à une couleur chaude, il vaut mieux miser sur l’orange.

Pour refroidir la palette, il faut en revanche utiliser soit un ton bleu-vert, soit juxtaposer le bleu et le vert. Cependant, le risque est de transmettre précisément cette sensation de froideur au spectateur. Il en va de même si l’on combine le vert au gris. Ces associations fonctionnent plutôt pour une communication qui touche aux milieux techniques et scientifiques, où la raison prime sur l’émotion.

Le contraste le plus net s’obtient en associant le vert au rouge. L’ensemble attire inévitablement l’œil, et s’il est trop intense, on peut toujours jouer avec les différentes teintes des deux couleurs pour créer un équilibre plus doux.

Il faut également garder à l’esprit que le rouge apparaîtra toujours visuellement plus proche que le vert et que c’est donc la couleur qui ressortira le plus lorsqu’ils sont combinés sur le même plan.

Le vert n’est pas forcément la couleur que l’on rencontre le plus fréquemment dans la peinture, à l’exception peut-être de la peinture de paysage qui doit évidemment y faire plus souvent appel. Claude Monet nous offre, avec ses Coquelicots, un célèbre exemple de l’utilisation des couleurs complémentaires, terrain d’expérimentation des Impressionnistes. Ici, Monet joue sur le contraste du rouge et du vert.

Claude Monet, Coquelicots, 1873, Huile sur toile (50×65 cm), Musée d’Orsay, Paris.
La combinaison du rouge et du vert offre le contraste le plus intense, mais le rouge apparaîtra toujours plus saillant.

De plus, le rouge étant la couleur la plus chaude, par contraste elle rend le vert d’autant plus froid.

Logo de la marque Krispy Kreme Doughnuts. L’association du vert et du rouge produit un fort contraste.

Enfin, on peut mélanger du blanc pour obtenir une teinte claire et douce qui renforce son côté apaisant, et qu’on appelle souvent vert d’eau, car elle rappelle le milieu aquatique. Il vaut mieux toutefois associer ce vert pastel à des couleurs ou des teintes plus vives pour éviter d’apparaître fade et transparent.

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